Marcio Darocha est un scénariste, réalisateur et producteur issu de la nouvelle vague du cinéma brésilien. Il vit entre la France et le Brésil depuis six ans et revient pour nous sur son parcours.

Que t’as apporté le Prix du Nikon Film Festival ?

Le film Je suis fan de grand écran m’a apporté une grande visibilité à l’international grâce à la puissance des réseaux sociaux. Ce genre de « vitrine » virtuelle m’a permis de me faire connaitre auprès des investisseurs, producteurs et distributeurs qui étaient curieux de mon travail.

 Photo : Tan Mehmet

Peux-tu revenir sur ton parcours depuis ce Prix ?

C’est une longue histoire ! … J’ai réalisé et réalise encore de nombreux projets ! Je dis souvent que le festival m’a donné beaucoup plus qu’un prix, il m’a donné une grande motivation « artistique ». Le Nikon Film Festival m’a donné des ailes et m’a encouragé à écrire et réaliser une série TV polar, franco-brésilienne, intitulée Crime d’OmissionCódigo Falcão en portugais. La série est une production originale d’EFATA FILMS, ma société de production en collaboration avec le GITC. Elle a été filmée entre le Brésil et la France. Je suis en cours de négociation avec les chaînes de télévision FOX et TV Record.

Par ailleurs, je viens de terminer le scénario de Abroad – O Santo e o Dragão, un filmque je m’apprête à tourner entre Los Angeles et Paris avec en rôle principal, la célèbre actrice brésilienne Glória Pires .

J’ai également deux autres projets de séries en cours, une pour la télévision américaine (Dark Number) et une pour la télévision brésilienne (Casting).

Enfin, j’étais récemment à Los Angeles à l’invitation du LABRFF (Los Angeles Brasilian Film Festival) où trois de mes courts métrages étaient programmés : Je suis fan de grand écran, Je suis lá, réalisé en 2011 pour CANAL BRASIL et Château de Sable(2014) dont la bande son est signée par la talentueuse chanteuse brésilienne Antônia Morais.

Gloria Pires como policial comandando um grupo especial

 Photo : J.L Bucão

Suis-tu toujours l’actualité du festival ? Que penses-tu de son évolution et de l’édition actuelle ? 

Oui, beaucoup ! En fait, chaque fois que le temps me le permet, je vais chasser pro-activement toutes les informations concernant le Nikon Film Festival. J’essaie de suivre son évolution et l’évolution des films à chaque édition car pour moi, le Nikon Film Festival est un incubateur de talents et de projets en tant que producteur, écrivain et réalisateur. Je ne peux pas m’empêcher d’y jeter un œil chaque année. Cette année, j’ai déjà vu quelques bons films.

La dotation Nikon t’est-elle encore utile ? Utilises-tu le matériel remporté dans tes productions actuelles ? 

La dotation Nikon fait et fera toujours partie de mon histoire, cinématographique. La série « Código Falcão », par exemple, a été filmée avec deux Nikon D4 et le Nikon D800 que j’ai reçu en dotation. J’ai aussi tourné deux saisons entières de l’émission musicale LÁ pour Globo. Et plus récemment, j’ai tourné  mon court métrage Château de Sable au Brésil avec le Nikon D800. Le rendu est excellent, même en conditions de faible lumière !

Photo : Tan Mehmet

Émission « LÁ » nouvelle saison, Jean-Louis Aubert – filmée au Nikon D800
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