A l’occasion du lancement de la 6ème édition du Nikon Music Festival qui propose à des photographes amateurs de couvrir le Festival des Vieilles Charrues avec Nikon, nous vous proposons de découvrir le travail d’une jeune photographe, Gaëlle Beri. Basée à Londres, cette passionnée de musique et de photographie parcourt le monde entier pour capturer l’énergie des concerts, des festivals mais aussi des artistes qu’elle rencontre.

Stromae par Gaelle Beri (2015)

Quand avez-vous commencé la photographie ?

J’ai commencé la photographie quand j’avais 17 ans. J’étais passionnée de musique. A la base j’écrivais pour un fanzine avec des amis et c’est pour illustrer les revues de concerts que j’ai commencé à prendre des photos. J’ai ensuite déménagé à Londres quelques années plus tard et je m’y suis mise plus sérieusement. J’ai fait la fac là bas et beaucoup de concerts. J’ai commencé avec un Nikon D70 et un 85mm à 1:8 que j’ai toujours d’ailleurs.

Cage The Elephant - Gaelle Beri- 2014

Quel est le meilleur festival que vous avez photographié ?

J’adore Austin City Limits au Texas. Il fait chaud, les organisateurs sont sympa et l’affiche super bien, la ville en elle-même aussi… De manière générale, je préfère les festivals Américains car il est beaucoup plus facile d’organiser des sessions portraits avec les artistes qu’aux festivals Européens. J’aime rencontrer les gens et pas juste les photographier en concert. Sinon j’aime aussi les Eurockéenes à Belfort, End of The Road en Angleterre, Open’er en Pologne et Primavera à Barcelone.

Janelle Monae - Gaelle Beri - 2014

Que voulez-vous que vos clichés apportent aux gens ? Que cherchez-vous à leur transmettre ?

Pour les clichés live, je cherche à transmettre l’atmosphère, l’interaction avec le public s’il y a, l’énergie d’un concert. Pour les portraits, le caractère, la personnalité de l’artiste ou une certaine complicité.

Dans une ancienne interview de 2014, vous avez exprimé le souhait de faire des documentaires et accompagner des groupes, où en êtes-vous aujourd’hui ?

J’ai fait la fin de la tournée Européenne de Curtis Harding. Je l’ai vu jouer à Benicasim l’été dernier et j’ai adoré. Je l’ai contacté pour bosser avec et il a dit oui. J’ai aussi fait des dates par ci, par là, en reportages Live et Backstage pour plusieurs groupes, maison de disque ou magazines. Des reportages courts plutôt que de vraies tournées mais j’espère en faire davantage en 2016.

Blur-2015

Concernant vos portraits, comment se déroule le contact avec les artistes ? Que faites-vous pour les mettre à l’aise face à l’objectif ?

Je discute un peu pour détendre l’atmosphère. Ca m’aide à voir en quelques minutes s’ils sont réceptifs ou s’il faut faire vite… Avant de les rencontrer, je prends le temps de me renseigner sur leur carrière, savoir s’ils sont en pleine tournée, ce qu’ils ont fait etc…

Si je photographie pour un magazine en particulier, le responsable promo est souvent là le jour J pour faire les présentations et expliquer l’article qu’on fait. Pendant la session, je les laisse se positionner naturellement, je dirige un peu s’ils ont l’air mal à l’aise mais j’essaye que cela soit quand même assez naturel et spontané.

Picture shows Pharell William playing live at Coachella during weekend 1 - 12th of April 2014). Photographer: Gaelle Beri. DO NOT USE ANYWHERE WITHOUT PRIOR AUTHORISATION

Niveau matériel, j’utilise le Nikon D800 avec l’objectif 24-70mm à 2.8 la majeure partie du temps car c’est le plus flexible pour les portraits, il permet de faire rentrer le groupe en entier dans le cadrage si l’espace est réduit. Je prends aussi un flash SB-800 au cas ou mais je préfère travailler le plus possible en lumière naturelle. Mon objectif préféré est le 85mm à 1.8. C’est le premier objectif que j’ai acheté, je l’utilisais même pour les concerts à l’époque ! Il est parfait en basse lumière avec sa grande ouverture, la qualité est toujours exceptionnelle même si le mien est un peu daté, la mise au point super nette. Je l’utilise souvent pour les cadrages serrés.

Lonelady-2015

Pour finir, quelle est l’expérience la plus folle que vous avez vécue lors de ces années près des scènes ?

Je ne sais pas si c’est fou, comme tu dis, mais j’ai rencontré ceux que j’admire le plus, Robert Smith, Robin Guthrie, Billy Corgan. Je suis allée à un concert de Jazz à la Nouvelle-Orléans avec mon groupe préféré. C’est mon meilleur souvenir !

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Gaëlle Beri

Basée à Londres, cette jeune photographe passionnée de musique parcourt le monde entier pour capturer l'énergie des concerts mais aussi des artistes qu'elle rencontre.

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