Dans notre série « Destination Laponie » (voir l’épisode précedent), nous suivons le photographe Olivier Anrigo dans son expédition en pays lapon. Cette semaine, il nous explique comment photographier une aurore polaire…

Olivier Anrigo – Nikon D4 et objectif NIKKOR 14-24mm f/2.8

La Laponie sans aurore boréale ne serait pas vraiment la Laponie. Ce phénomène étrange au rendu exceptionnel est la résultante d’éruptions solaires s’animant juste au-dessus de nos têtes. Elles dépendent de l’activité solaire qui agit selon des cycles plus ou moins long (11 ans environ) et de l’endroit où l’on se trouve sur le globe terrestre : la visibilité est en effet maximale dans les régions proches des pôles magnétiques. Plus précisément, les aurores polaires sont la conséquence des « reconnexions » entre les « cordes magnétiques géantes » reliant la Terre au Soleil qui stockent l’énergie des vents solaires (source wikipedia).

Photographier une aurore boréale demande de la patience et, comme nous l’évoquions dans les précédents posts, une bonne résistance au froid puisque l’on sera amené à rester immobile plusieurs heures lors des prises de vue sur le terrain. Les conditions idéales pour observer des aurores boréales se situent entre les mois de janvier et mars. Il vous faudra éviter des lieux trop éclairés qui parasitent le ciel, bénéficier d’un temps dégagé et vous munir d’un bon flash à porter de main. Ainsi, vous voilà paré pour immortaliser ce magnifique spectacle.

Olivier Anrigo – Nikon D4 et objectif NIKKOR 14-24mm f/2.8

Olivier Anrigo – Nikon D4 et objectif NIKKOR 14-24mm f/2.8

La technique

Comment régler son boitier pour ce type de photographie ? Avant tout, il faut impérativement travailler en mode d’exposition et de mise au point manuel. Commençons par la vitesse : la pose lente caractérise bien ce type d’image, avoisinant les 25 secondes. Cela vous permettra de laisser rentrer un maximum d’informations et de lumière dans votre boitier.

Privilégiez un objectif grand angle comme par exemple le NIKKOR 14-24mm f/2.8 pour avoir une profondeur de champs importante.

En ce qui concerne le diaphragme : pleine ouverture à f/2.8 pour permettre d’avoir un maximum de lumière en un minimum de temps de pose.

Sensibilité : 1600 iso voir plus suivant la capacité de montée en sensibilité de votre boîtier.

Les «Aurora Boréalis»  peuvent s’apercevoir sur une grande partie de la Scandinavie (Suède, Finlande, Norvège). N’oubliez surtout pas de lever les yeux, car même si vous n’apercevez rien à l’œil nu, il peut y avoir une aurore boréale cachée en toile de fond que votre boitier pourra détecter, aussi infime soit elle.

Olivier Anrigo – Nikon D4 et objectif NIKKOR 14-24mm f/2.8

Bonus : Hôtel de Glace

J’ai eu la chance durant l’aventure de visiter un hôtel de glace non loin de Kittila en Laponie finlandaise.

L’endroit est constamment maintenu à basse température et les sculptures de glace qui agrémentent chaque pièce sont le reflet de l’expression d’artistes bien nordiques. Une chapelle  de glace à même été réalisée afin que les futurs mariés puissent s’unir dans ce lieu imaginaire.

Vos objectifs lumineux (f/2,8 ou moins) pourront s’exprimer à leur juste valeur dans ces lieux aux lumières tamisées. Dépaysement assuré !

Olivier Anrigo – Nikon D4 et objectif NIKKOR 14-24mm f/2.8

Commentaires