La photographie prend de la hauteur avec l’apparition d’une nouvelle pratique : la prise de vue depuis un aéronef porteur télécommandé, plus communément appelé « drone ».

La photographie prend de la hauteur avec l’apparition d’une nouvelle pratique : la prise de vue depuis un aéronef porteur télécommandé, plus communément appelé « drone ». Une technique encore onéreuse mais qui donne accès à des angles de vue inédits : à quelques mètres d’animaux sauvages, au-dessus de paysages inaccessibles, en travelling sur un circuit librement décidé par l’opérateur… Nous avons demandé au fabricant de drones Altigator de nous en dire plus sur cette pratique en passe de révolutionner la prise de vue photo/vidéo.

Qu’est-ce qu’un drone multi-rotor ?

Appelé drone («faux bourdon» en anglais) à cause du bruit des hélices en rotation, UAV (Unmanned Aerial Vehicle), RPAS (Remotely Piloted Aircraft Systems) ou encore multicoptère, le multi-rotor est un aéronef télécommandé qui emporte une charge utile, le plus souvent un appareil photo ou une caméra pour effectuer des prises de vue aériennes.

Comment s’effectue la mise en œuvre de ces produits ?

Le premier critère est : quel objet doit être soulevé? Cette capacité d’emport déterminera vers quel modèle s’orienter et quel type d’hélices utiliser. Il faut ensuite considérer les conditions de vol c’est-à-dire la durée, la distance à parcourir, la géographie des lieux et les contraintes réglementaires locales qui changent d’un pays à l’autre.

Quels types d’appareils peuvent emporter un drone ?

Nous installons des appareils photo reflex comme le Nikon D800 sur les drones que nous commercialisons.

Comment s’effectue la liaison drone-pilote ?

Par une télécommande du même type que dans le modélisme. Il existe également des options permettant de le commander par Bluetooth à partir d’un PC, d’une tablette ou d’un Smartphone mais nous recommandons l’utilisation de la radio-commande classique qui est plus précise pour le pilotage manuel. En effet, même si tout peut être automatisé il faut impérativement être capable de prendre la main… Qui voudrait monter dans un avion dont le pilote ne saurait utiliser que le pilotage automatique?!

Existe-t-il une législation particulière pour piloter un drone ?

Dans la plupart de pays européens, seul le vol à vue est autorisé, mais tous les pays n’en sont pas au même stade de législation :
il faut absolument se reporter aux législations nationales applicables.
La France est pionnière en la matière : l’utilisation commerciale des drones est réglementée par la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile). Le minimum requis pour télépiloter un drone à usage professionnel est le brevet théorique de pilote ULM ainsi que la « DNC » (Déclaration de Niveau de Compétence). Il existe maintenant des centres de formation pour préparer cet examen, et apprendre à piloter en étant encadré par des professionnels.

Si l’on débute et que l’on veut apprendre de manière autodidacte, il est conseillé de passer d’abord par un simulateur sur PC, puis s’entraîner sur un petit modèle de type « jouet » avant de passer aux choses plus sérieuses!

Plus d’informations sur le site developpement-durable.gouv.fr

Comment s’effectue la liaison appareil-photographe ?

A partir de la télécommande, au moyen d’un déclencheur (Infrarouge, câble ou le port LANC). Cela dépend de l’appareil. Les professionnels travaillent souvent en binôme : un pilote et un cadreur. Dans ce cas, chacun a sa télécommande et se concentre sur son travail, c’est beaucoup plus confortable, mais évidemment aussi un peu plus coûteux et nécessite de l’entraînement pour mettre en place une bonne coordination entre les deux personnes.

Quels sont les contraintes à prendre en compte lors d’un vol ?

La dernière version de l’électronique de vol, « Flight-control », avec laquelle nous travaillons peut travailler jusqu’à 5000 mètres d’altitude (en montagne par exemple). Mais la limite est celle de la législation c’est-à-dire 150 m du sol. Au-delà, l’espace aérien est réservé aux autres types d’aéronefs. L’autonomie de vol dépend de plusieurs facteurs : la puissance, le poids embarqué, les batteries choisies, et les conditions extérieures. Les batteries sont assez lourdes, il est donc primordial de choisir le meilleur compromis entre l’emport et le temps de vol nécessaire avant de devoir atterrir pour changer les batteries. Il faut également toujours avoir des jeux de batteries supplémentaires chargées de rechange.

Je souhaite débuter, combien faut-il compter pour m’équiper ?

En prêt-à-voler, et selon certains choix comme le modèle de télécommande, de nacelle et les options comme le retour vidéo, il faut compter environ 5 000€ pour un quadri professionnel, et entre 8 000€ à 12 000€ pour un octo.

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