Jeronimo (et c’est son vrai prénom) se définit comme un cadreur/monteur, mais pas que. Que ce soit en vidéo ou en photo, à Cuba au Japon ou en Louisiane, pour Vice ou pour Gala, il arpente aussi bien les festivals de musique que de cinéma avec une même idée en tête, saisir le moment et capturer l’ambiance. Il sera présent cet été aux côtés de Nikon sur le festival des Vieilles Charrues.

Quelle a été ta première expérience avec une caméra ?

Ça remonte à mon enfance presque ! Un court métrage parodique de Starsky & Hutch dans le parking de mes parents, tourné en Hi8 (les premières caméras vidéo grand public). J’avais 14 ans.

Tu es vidéaste mais tu touches parfois à la photo, quel outil préfères-tu : la caméra ou l’appareil photo ?

Ce qu’il y a de formidable aujourd’hui c’est que la question ne se pose plus. Toutes les marques comme Nikon par exemple ont des boîtiers photo et vidéo, qui excellent dans les 2 domaines, donc je préfère les 2 et je peux.

Nikon Festival Jeronimo

Tu as réalisé la captation de beaucoup de concerts (MUSE, AIR, PLACEBO, NAIVE NEW BEATERS, BEASTIE BOYS…). Comment vit-on un événement derrière la caméra ?

Etant passionné de musique, c’est finalement assez frustrant de filmer un concert, surtout de ses artistes préférés. Car on est concentré sur son métier et on a du mal à se laisser emporter par la musique justement. En revanche au montage, on peut s’éclater et redécouvrir le concert que l’on avait vécu qu’a travers l’objectif.

Les bandes sons de tes films sont révélatrices des images et viennent les compléter. Comment sélectionnes-tu ces dernières ?

En fait, c’est plutôt l’inverse qui se passe, c’est la bande son décide des images en plus de donner le ton et le rythme. Souvent cela apparaît comme une évidence, ou parce que j’écoute beaucoup ce morceau au moment de tourner. J’essaie aussi de jouer le contre-emploi, par exemple un reportage sur la capitale de jazz qu’est la Nouvelle-Orléans, j’avais envie de mettre du rock saturé.

Tu vis souvent des tournages : peux-tu décrire l’ambiance et l’effervescence de ce milieu ?

C’est assez variable, entre un portrait d’une infirmière libérale ou on est seul avec elle et son patient du 3eme âge et une production télé avec 50 personnes, il n’y a pas beaucoup de ressemblances. Mais globalement je pourrais dire, que c’est bienveillant. En tout cas, j’essaie de me retrouver sur des projets qui le sont.

Comment t’adaptes-tu à tous les protagonistes du tournage  ?

Je vais tenter une analogie singulière, mais c’est comme dans une soirée, il y a l’hôte, le DJ, celui que tout le monde voit, ceux qui parlent, ceux qui dansent, etc.. On s’adapte en fonction des affinités, à un gros détail près, qu’on travaille tous pour le même but, le film.

As-tu des projets en cours, en relation avec la vidéo/photo ou non ?

Je suis entre plusieurs tournages en ce moment, un court-métrage, un film institutionnel, et une web-série. J’essaie de voir ce que je pourrais faire de mon reportage photo à Cuba, et il y a mon scénario…

Nikon Festival Jeronimo

Ta baseline favorite ?

Personne n’est juste une chose à la fois, il y a toujours différences facettes à n’importe quelle situation. Alors : «  Mais pas que. »

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Jeronimo Acero

Jeronimo Acero

Jeronimo (et c’est son vrai prénom) se définit comme un cadreur/monteur, mais pas que.

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