Du haut de ses 26 ans, la jeune mais néanmoins talentueuse Wendy Sama, n’a pas eu peur de boucler ses valises, de quitter Paris et de s’envoler pour l’Australie pour y vivre son rêve de photographe. Rencontre et découverte avec cette artiste et son univers mode onirique.

Photo par Wendy Sama

Qu’est-ce qui vous a amené à la photographie ?

La nécessité de communiquer tout simplement. J’ai un peu touché à l’illustration avant, mais la photographie est très rapidement devenue ma voie / voix. C’est même devenue une nécessité lorsque j’ai découvert que c’était pour moi le meilleur moyen de communiquer et d’exister parmi les autres. La photographie est comme un défi permanent.

Photo par Wendy Sama

Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur votre parcours ?

Je n’ai pas fait d’études de photographie à proprement parler. J’ai étudié très brièvement la philosophie, avant d’entrer à l’Itecom, une école de communication visuelle. Lors d’un stage chez la marque Antik Batik en tant que créa, j’ai eu la chance que le directeur artistique me fasse confiance et me laisse travailler la photographie. Puis j’ai appris, seule.

Photo par Wendy Sama

Quelle est votre approche de l’image ?

J’essaye de créer quelque chose d’assez intime, proche du voyeurisme. Je veux  que le spectateur se trouve au cœur même d’une histoire dont il ne connait ni le début ni la fin. Je ne me concentre pas sur les corps des modèles, mais sur ce qu’ils semblent subir ou ressentir. J’essaye de capturer ou plutôt de symboliser une émotion comme une part de révélation, de réponse aux questions que peut se poser le spectateur face à mes clichés.

Y a t’il des thèmes qui vous sont chers et comment les appréhendez-vous ?

Je suis attachée à des notions psychanalytiques comme l’introspection et tout ce qui peut toucher à l’inconscient.  J’aime travailler sur cette part de mystère qui est en fait très propre à ces notions. Je préfère photographier des femmes, et en faire des sujets profonds, qui ne sont pas juste des porte-manteaux de chair mais dont le spectateur aurait envie de décrypter les pensées intérieures.

Photo par Wendy Sama

C’est aussi pourquoi j’attache une importance au regard et au non-regard : le regard que l’on accepte de porter sur soi-même ou pas, ce que peuvent représenter et transmettre les yeux ouverts ou fermés des modèles. Comme s’il s’agissait de l’accès à une vue intérieure. J’aime shooter avec plusieurs modèles pour développer cette intimité, la rendre troublante, pour créer de la confusion. Et ainsi ouvrir à l’accès à de multiples lectures et interprétations des images.

Photo par Wendy Sama

Pourquoi avoir choisi la photo de mode comme spécialité ?

Cela s’est fait naturellement. J’aime la mode, et j’aime l’idée d’habiller mes idées. Quand je shoote une sélection vestimentaire, je veux proposer une histoire qui déroute tout en mettant en valeur l’histoire du designer, le message qu’il souhaite lui aussi faire passer à travers ses créations.

Photo par Wendy Sama

Avez-vous des photographes fétiches, des maîtres ?

J’aime beaucoup Faber Franco pour son style assez sombre et en même temps très coloré. J’admire les photos d’Evelyn Bencicova pour sa manière de conjuguer le bizarre et la mode. Et enfin, Elizaveta Porodina avec ses photos mode explosives dont les traitements sont juste impeccables.

Photo par Wendy Sama

Pourquoi avoir choisi de travailler avec du matériel Nikon ?

J’ai jonglé entre pas mal de boîtiers de diverses marques, notamment le Nikon D5100 avec l’objectif 18-55, pour le plein jour. Et puis j’ai eu un coup de cœur pour le Nikon DF. Je veux un appareil photo qui fait bien son boulot, et que je peux prendre partout avec moi, surtout pour mes shoots en catimini. Le Nikon Df est un full frame qui ne prend pas de place, avec un jolie design. Que demander de plus ?

Wendy Sama

Wendy Sama

Du haut de ses 26 ans, la jeune mais néanmoins talentueuse Wendy Sama, n’a pas eu peur de boucler ses valises, de quitter Paris et de s’envoler pour l’Australie pour y vivre son rêve de photographe.

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